Londres et Athènes

samedi 23 mai 2015.

La victoire électorale des conservateurs britanniques ouvre au gouvernement grec des perspectives inespérées : puisque, selon l’engagement de David Cameron, la Grande-Bretagne devrait, l’année prochaine, soumettre à référendum la question de son appartenance à la zone euro, la position d’Athènes dans ses négociations avec la Commission européenne s’en trouve mécaniquement renforcée, et les forces centrifuges de l’euroland aussi. Comme il y a dix ans, au moment du référendum français sur le renouvellement des Traités européens (Lisbonne et Nice), le courant "noniste" se compose aujourd’hui d’une gauche (Syriza en Grèce) et d’une droite (les tories et les régionalismes du Royaume-Uni) — à la différence décisive près qu’il ne s’agit plus de courants d’opinion, mais de deux gouvernements assis sur des majorités parlementaires stables ou fortes. Grexit + Brexit = ? Quel que soit le résultat des élections espagnoles de demain dimanche 24 mai, une page vient de se tourner dans l’histoire de l’Union Européenne et de son grand espace. Les ressorts se tendent, les raisonnements économistes ou économiques reculeront devant les arguments dits politiques.


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